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Michel
Tenthorey
(aquarelles)
Valérie de Roquemaurel
(verre)
Du 26 juin au 18 juillet 2010
Vernissage le samedi 26 juin 2010 dès 17h30
Le
carton de l'exposition est disponible ici.
Michel Tenthorey, la
sensibilité à fleur de coteau :
Lavaux a de tout temps inspiré les peintres: Michel Tenthorey,
plus qu’un autre. «Parce que j’y vis», dit-il,
et sans doute aussi parce qu’il y est né, en 1948,
à Saint-Saphorin. C’est sur le chemin de
l’école – quatre fois par jour, il traverse les
vignes entre son village et la prim’ sup’ de Chexbres
– qu’il rencontre un peintre du dimanche et se met à
l’imiter en dessinant son village dans les moindres
détails.


Ainsi commence-t-il, à
l’adolescence,
sa carrière de peintre, même s’il ne le devient
profession- nellement
qu’en 1976 et qu’il expose pour la première fois
collectivement à Vevey
en 1977, puis individuellement dans son village. Entre-temps, il exerce
la profession de comptable – on a de la peine à le croire,
avant d’être
courtier en assurance, une activité qui lui laisse du temps
libre pour
la peinture, sa véritable passion.

Longuement, inlassablement, il forme sa
main. Son coup de crayon
magistral, son étourdissante maîtrise de l’aquarelle
et du pastel, il
les doit à sa puissante motivation personnelle, car s’il
s’autoproclame
autodidacte, il ne s’est jamais complu dans l’amateurisme.
Des huiles
et des pastels viennent compléter la palette de son art. Avec le
temps,
son besoin d’explorer d’autres aspects de son talent le
pousse vers la
sensualité de la toile. Pour preuve, celles en chantier
présentes en
nombre dans son atelier. Sa technique épurée, inimitable,
reconnaissable à l’instant, son langage raffiné
d’artiste peintre, il
les dédie exclusivement aux paysages dans une expression
figurative
complexe: angles originaux, cadrages intimistes, détails
insolites et
compositions géométriques confinant à
l’architecture. Une manière de
revisiter des lieux que notre oeil de profane banalise trop facilement.

Si Tenthorey reste pour beaucoup le chantre
de sa région, il traduit
comme personne la beauté de Lavaux dans ses tonalités
hivernales, avec
ou sans neige, parce que «c’est la saison qui lui sied le
mieux», il y
a chez lui comme une impatience à se confronter à
d’autres univers: la
Corse, la Grèce ou l’Espagne et, plus près, le Bas-
Valais, la Gruyère,
ou la Broye dont il est par ailleurs originaire.
Partout, il promène
son oeil bleu perçant, apprivoisant le spectre de
la lumière et traquant la moindre nuance dans la gamme des
couleurs. Il
en ressort une oeuvre délicate, mais extraordinairement dense et
vibrante, à l’image de cet homme à la
sensibilité à fleur de coteau.
(FZi)
Valérie de
Roquemaurel :
Après de longues études
d’Art, Valérie a
rencontré le verre qui a su retenir sa passion.
Elle aime dessiner, et par là,
révéler ses
désirs et échapper au monde tangible. D’un plaisir
émane un croquis, qui se fera ensuite introduire dans une forme
appuyant le propos de leur histoire, avec des couleurs qui leur
correspondent.
Il y a eu de la passion,
de la folie, puis du renfermement et de la
solitude. Aujourd’hui, ce dessin qui était une
calligraphie de lumière devient la structure même. Le
verre est plus présent, intrinsèquement lié au
dessin grâce à la découpe. La figuration
s’épure au profit du matériau, pour son volume, sa
transparence, sa fragilité et sa lumière.
Quand au thème, on
retrouve la chaleur des premiers ébats
avec plus de sérénité. Le deuil de son pays et de
sa liberté laisse place aux fantasmes rencontrés sur ces
nouveaux sentiers, avec toujours cette prédilection pour le
corps, et pour la tendresse d’un nu féminin...
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