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Serge Borner
(huiles)
Du 29 mai au 20 juin 2010
Le
carton de l'exposition est disponible ici.
Peinture puissante et charnue, couleurs
intenses et vigoureusement contrastées, l’art de Serge
Borner est affirmé, énergique, sensuel et cependant
atteint dans son essence d’une singulière
mélancolie.
Les paysages luxuriants ont des lumières qui semblent
sourdre de la matière même des champs jaunes d’or ou
de la terre rouge, du carmin intense des pins ou de façades,
violemment éclairées, mais le ciel bleu acier, noir ou
vert bouteille plombe l’atmosphère.
Ces vastes espaces naturels frappés d’un silence
étonnant et l’on se trouve alors proche de certain climats
de Böcklin, l’une des grandes admirations de Serge
Borner……
(Mireille Schnorf, La Presse Riviera Chablais)

…Un sentiment
d’étrangeté se répand, comme chez de
Chirico, sur les rivages déserts d’un océan de
souffre, hantés de maisons fantomatiques, d’un canot
renversé et de rochers sombres. Et c’est du même
silence suspendu que s’enveloppent les corps offerts,
livrés semble-t-il non au désir mais à une
solitude compacte. Plus perceptible peut-être que dans les
précédentes expositions, l’énigmatique
expectative hante chacune de ses huiles, dont la richesse chromatique
et l’énergie sculpturale retiennent le regard captif.
(René François)
Les talents de photographe de Veveysan Serge Borner sont
déjà connus, et notamment par les nus féminins
d’une moelleuse densité où la chair et la
lumière se marie voluptueusement. S’il quitte les gris
veloutés de la photographie pour jouer, dans un élan plus
véhément, avec la couleur et la composition formelle,
l’artiste en impose toujours par son mélange de
sensualité jubilante et son goût pour un certain
décorum théâtral aux résonnances oniriques.
Serge Borner impose néanmoins une vision lyrique d’une
réelle cohérence et d’une réjouissante
santé, parfois même d’une authentique
originalité.
Aux antipodes des sophistications cérébrales, voici de la
peinture qui palpite et qui chante, traduisant sans complexes le
bonheur de peindre !
(Jean-Louis Kuffer)
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